La pratique clinique en psychiatrie, dans ce qu’elle a de plus singulier, suppose que le soignant aille à la rencontre du sujet souffrant, au « pied de son lit » ou de son équivalent symbolique, tant les lieux où la rencontre, voire plutôt le lien (alliance) thérapeutique se noue, sont divers et variés. Professionnaliser la pratique clinique impose donc plusieurs repères :

  • le premier de nature éthique et pragmatique : qui fait que chaque sujet souffrant doit avoir en face de lui, ou à côté de lui, en termes d’égalité de chance ou d’équité de traitement, des soignants, terme générique pour décrire une fonction pluridisciplinaire, ayant une culture homogène, cohérente et visible d’une pratique clinique donnée. C’est en partie la réponse apportée par la Haute Autorité de Santé dans la publication de recommandations de bonnes pratiques, cadre de référence pour un agir professionnel conforme aux données les plus actuelles de la science médicale et des référentiels infirmiers.
  • le second de nature réflexive et méthodologique : qui fait, que non seulement les problématiques psychopathologiques propres à une population accueillie (adolescents – fin de vie), à un mode d’expression (douleur morale – suicide) ou spécifiques à une modalité thérapeutique (famille – éducation à la santé) ou un support de la prise en charge (médiations – génogramme) méritent d’être distinguées, mais aussi s’inscrire dans une approche thérapeutique spécifique qui garantisse le respect du sujet (bientraitance) et la continuité des soins (écrits professionnels).

C’est bien dans le cadre d’un complément au parcours de professionnalisation déjà évoqué, que notre choix s’est porté sur les thèmes présentés ici.