Le personnel des établissements sanitaires, sociaux ou médico-sociaux, a fortiori ceux accueillants des personnes souffrant de troubles psychiatriques ou mentaux, sont de plus en plus confronté à des situations de violence et d’agressivité. Elles peuvent prendre différentes formes, qu’elles soient verbale, psychique ou physique. Cette évolution est liée à de nombreux facteurs. Parmi ceux-ci, on peut noter des facteurs aussi divers que l’évolution des profils symptomatologiques des patients/résidents, que la modification d’un certain nombre de repères sociaux liés au non-respect des limites, ou parfois même de la diminution des capacités de contenance groupale par atteinte de l’étayage institutionnel d’une équipe. Cette situation génère parfois un mal-être et un stress liés à un sentiment de peur et d’impuissance renforcé par le manque de repères cliniques dans l’abord de ces patients et dans l’identification des facteurs déterminants les passages à l’acte.

Sans compter que l’exercice professionnel, notamment en psychiatrie et santé mentale, expose, de fait, à une prévalence plus importante d’expression de la violence par la conflictualité que la souffrance et la maladie mentale peut parfois induire. Tous ces éléments rendent difficile la confrontation avec la violence et l’agressivité et sa prise en charge optimale. D’autant que toute situation de violence sollicite ce que nous sommes et ce qui nous constitue. Elle suscite ainsi en nous des effets et des réactions complexes qu’il convient d’éclairer et de guider.

C’est à ce prix que nous réussirons à la gérer et à la prévenir de façon sécurisée, humaine et adaptée, dans le respect du travail clinique qui fonde notre position soignante. Nos formations se proposent d’aborder la violence sous trois angles différents : l’approche clinique, l’approche relationnelle et physique et l’approche institutionnelle.

En 2020, le taux de satisfaction des professionnels stagiaires pour cette thématique est de 84.9 %.